Journées Mondiales du Conte 2007

 

Présentation

 

Le vendredi 16 mars 2007, aux alentours de 19h00, était lancé la quatrième édition des journées Mondiales du Conte. Le même jour dans le monde entier des soirées contes se sont déroulées.

Pour la France, le lancement de ce Mondial s’est donc fait à l’Espace Cyrnéa. Cela a commencé par la projection d’un petit film d’animation qui raconta l’histoire africaine du Roi Salomon et de la fourmi, dont la morale sera évidement l’Amour.

Puis ce fut un véritable festival de contes s’adressant évidement aux enfants mais également aux adultes et parfois à des degrés différents aux deux.

Un voyage, pardon un vagabondage autour du monde à la rencontre de personnages attachants qui finissent toujours sur une morale. En fait ce vagabondage autour du monde, c’est peut être également un voyage dans notre intérieur, dans notre cœur.

Une grande réussite, une tradition orale qui ne doit pas disparaître.

 

Interview de Constance TRUBERT et Gjhuvan’ TARDI, deux des organisateurs du Jour Mondial du Conte.

 

Luc CRESTINI : Pourquoi un Jour Mondial du Conte ?
Constance TRUBERT : Pour tisser un lien au-delà des frontières, la parole quel que soit la langue est universelle.

L.C. : Lorsque vous dîtes Mondial, combien de pays sont concernés ?
Ghjuvan’ TARDI : Je ne sais pas, si vous me dites combien de pays il y a dans le monde, je pourrais peut-être vous répondre [rires].

L.C. : Le conte à l’époque d’internet, n’est ce pas opposer le bilboquet et la game boy ?
C.T. : Le conte se serait plutôt de jouer à la Game Boy sans Game Boy ; en effet, le conte donne les images sans support en s’adressant directement à l’imagination de celui qui l’écoute.

L.C. : Pensez vous que le conte peut palier à la suppression des cours de morale dans les écoles ?
C.T. : En fait, la morale a censuré le conte, le conte est beaucoup plus archaïque et profond que la morale.
Ghj. : Le conte était là avant la morale qui est une notion très récente voire « bien pensante », certain conte, même s’ils délivrent un message n’en sont pas moins « immoraux », c’est d’ailleurs le cas du conte traditionnel que j’ai raconté ce soir (Le Trésor de Rénaldo de la FOATA »).

L.C. : Nous avons vu ce soir des gens rire, pleurer, disons le, vibrer au rythme des mots, est ce que le Conteur peut se trouver dans le même état ?
Ghj. : Si le conteur ne vit pas son conte comment peut-il le faire vivre aux autres ? Vos émotions sont vraies comme sont les nôtres sur scène.

L.C. : Si vous aviez un message à faire passer au sujet des contes, quel serait – il ?
Ghj. : Le conte était là avant nous, nous n’en sommes que des vecteurs éphémères, nous nous devons, conteurs, comme auditeurs, de le faire vivre après nous.
C.T. : Le conte est une relation qui va au-delà des mots et qui s’exprime par une vibration.